La paternité du Taiji Quan est traditionnellement attribuée à Zhang San-Feng, vers l’année 1101. (D’autres écrits le font toutefois vivre autour de 1460.)
Quoi qu’il en soit, on trouve des traces de techniques partageant les principes du Taiji Quan dès les années 502-507.
 
  
Le principe Yin/Yang sur lequel est basée la philosophie du Taiji Quan a d’ailleurs été exprimé pour la première fois dans le Yi-Jing (Livre des Transformations) aux alentours de l’an 1122 avant J-C ! Nous parlons donc d’un Art vieux d’au moins 3.000 ans
méthodes traditionnelles de combat à mains nues ou à l’arme blanche sont de peu d’efficacité face aux armes à feu.Ce qui
Plusieurs événements importants vont influencer l’évolution des arts martiaux chinois :
L’occupation de Pékin par 8 puissances
sentiment et de nombreux chinois vont
porte atteinte à la dignité et à la fierté traditionnelle du peuple chinois, ébranlant dans le même temps sa conviction en sa culture ancestrale.
Un peu d’histoire

Zhang San-Feng transmet son savoir à différents disciples dans les comtés et provinces de Chine. Ce qui, d’ailleurs, amènera une différenciation entre les styles du sud et ceux du nord.
 
Le savoir de Zhang San-Feng arrive dans la famille Chen (à Chen Jia Gou) où il sera transmis pendant 14 générations tout en étant divisé en style ancien (perpétué par Chen Chang-Xing) et en style nouveau (créé par Chen You-Ben).
Pour mieux suivre l’évolution - et les transformations - du Taiji Quan, voici un tableau récapitulatif
alliées va aggraver ce
s’éloigner de leur propre
culture, basée sur la recherche spirituelle

et la moralité.
 

1839-1840 : « Guerre de l’Opium » avec l’Empire Britannique. La défaite de la Chine lui fait prendre conscience que les

 

1900 : « Révolte des Boxers » :
 
1911 : Fin de la dynastie des Qing. L’importance des arts martiaux traditionnels est réévaluée et la transmission secrète familiale est progressivement abandonnée. Dans les années 20 et 30, de nombreux ouvrages sont publiés et destinés au public chinois.
 
1928 : Tentative d’unification des arts martiaux chinois à l'initiative de Chiang Kai-Shek qui crée « l’Institut Central d’Arts Martiaux de Nankin » réunissant la plupart des experts reconnus.
 
1937 : L’agression japonaise de la Chine dans le cadre de la Seconde Guerre Mondiale met fin à cette tentative d’unification pourtant prometteuse.
1949 : La Chine tombe sous le contrôle des Communistes qui interdirent toute forme de religion, les arts de Shaolin rentraient dans cette catégorie. L’entraînement au Wushu fut « étatisé », les formes anciennes dépouillées de leurs applications martiales et fortement simplifiées pour ne garder que l’aspect énergétique « de santé ». La plupart des fondateurs de l’Institut de Nankin se réfugient alors à Taiwan.

1956 : A la demande de Mao, on crée les formes « officielles » du YANG moderne avec les formes des 24 postures (dite de Pékin), des 88 postures (ou 108 ou forme longue) et des 32 postures à l’épée.

Attention cependant aux conclusions hâtives.

Il serait faux de penser que :

1. les formes simplifiées n’auraient aucun intérêt.
Elles nous permettent d’acquérir les bases solides pour, si on le souhaite, une pratique plus poussée, plus martiale.

2. les formes anciennes, originelles auraient disparu.

 
Des chercheurs passionnés, des pratiquants chevronnés ont pu garder vivantes ces formes extrêmement efficaces en combat. Erle Montaigue ou Georges Saby par exemple.
Et, bien sûr, Thierry Alibert.